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Ville · Rennes

Musique et SACEM dans une salle de sport à Rennes

Le barème des salles de sport se lit en mètres carrés et en heures de cours par semaine, et la population de la commune n'y intervient qu'une seule fois, à un endroit que personne n'attend. Entre la surface réellement prise en compte, les tranches de douze heures et le sort du bar réservé aux adhérents, voici comment se compose la redevance d'une salle rennaise.

Au mètre carré et à l’heure de cours

Le barème d’une salle de sport se lit sur un bail et sur un planning. Le montant se compose de trois parts cumulables, chacune facultative : la sonorisation générale des locaux, les diffusions données pendant les cours, et celles de la salle de débit réservée à la clientèle de l’établissement. La contenance en places assises ne pèse que sur la troisième.

Le texte écarte en revanche du barème sportif les activités menées dans un cadre amateur ou professionnel lié à une fédération sportive agréée par le ministère des Sports, renvoyées au tarif qui leur est applicable.

Le barème 2026 tient alors en deux forfaits. La sonorisation des locaux vaut 0,9284 € HT par m2 de surface retenue au tarif réduit, et les cours ajoutent 445,60 € HT par tranche de 12 heures hebdomadaires. Reste à savoir sur quoi ils s’appliquent : ni la surface ni les heures ne sont celles que vous avez en tête. L’estimateur SACEM permet de se faire une première idée avant d’ouvrir le barème lui-même.

La surface retenue n’est pas celle que vous louez

La surface totale est celle qui figure sur le bail commercial ou sur un autre document officiel attestant de la surface globale du fonds, un avis de taxe foncière, déduction faite de la salle de débit éventuelle. Sur cette base, le texte applique une réduction de 15 % avant le forfait annuel au mètre carré, et il pose un plancher : la surface réduite prise en compte ne peut pas descendre sous 200 m².

Les établissements qui procèdent à la fois à des diffusions de sonorisation de leurs locaux et à des diffusions musicales pendant leurs cours voient leur surface totale réduite de 35 % au lieu de 15 %, et c’est la seule condition posée. À l’inverse, une salle qui ne sonorise que ses locaux communs, hall, sanitaires et vestiaires, sans rien diffuser sur les plateaux ni dans les espaces de détente, voit son forfait établi sur la surface minimale de 200 m².

Douze heures par semaine, et la tranche entamée compte entière

La part liée aux cours ne se calcule pas à l’heure : le forfait annuel est déterminé par tranche de douze heures de cours par semaine. L’exemple du texte range dix heures de cours encadrés dans une tranche de douze. Le nombre retenu est le nombre d’heures hebdomadaires habituel et le plus courant proposé à la clientèle, tel qu’il est affiché et annoncé sur les plannings, en salle ou en ligne.

Les cours interactifs déplacent l’unité de compte : proposés dans des salles dédiées, par bornes ou par écrans, ils se comptent en heures par jour pendant lesquelles la clientèle y a accès, et non en heures par semaine ; ce volume s’ajoute aux heures données en présence de coachs.

Le bar de la salle, et la tranche qui ne dépend pas de Rennes

Une population finit tout de même par entrer dans le calcul, et ce n’est pas celle de Rennes. Les diffusions données dans la salle de débit d’un établissement sportif, dès lors qu’elle est réservée à sa clientèle, relèvent d’un forfait annuel correspondant à la première tranche des règles cafés et restaurants, celle des communes jusqu’à 2 000 habitants.

Le texte désignant cette tranche directement, une salle du Colombier et une salle d’un bourg breton sont logées à la même enseigne sur cette ligne, à l’exact opposé du café d’en face, dont la tranche suit les 230 890 habitants de la commune. Une salle de débit ouverte à d’autres qu’aux adhérents, ou qui propose des animations, sort en revanche du barème sportif et relève du tarif qui lui est applicable.

La rémunération équitable, elle, est fixée pour ce barème à 65 % du droit d’auteur, avec un minimum annuel de facturation qui exclut tout abattement ou réduction. Le partage est détaillé dans notre guide SACEM ou SPRE. Tout cela se déclare sur clients.sacem.fr, la délégation compétente étant la DT Bretagne, rue de Châtillon, joignable à dl.rennes@sacem.fr. Le tarif réduit, 20 % de moins, va à l’exploitant qui a déclaré ses diffusions au préalable et conclu le contrat général de représentation dans les quinze jours calendaires suivant sa présentation.

Sonoriser une salle de sport

Dans une salle, la musique des cours n’est pas la vôtre : elle appartient au planning et à qui les anime. Le reste, l’accueil, les vestiaires et le plateau, se règle par zone et par plage horaire, sur un catalogue d’environ 300 000 titres licenciés pour l’usage commercial et une sélection construite par des humains ; le fonctionnement est décrit sur musique pour salle de sport. Vos messages audio passent sur les mêmes zones, pour un horaire de cours ou une fermeture.

L’accompagnement sur les démarches est humain et en français, la redevance restant due à la SACEM : nous aidons à la traiter sans nous y substituer. Les tarifs sont affichés et sans devis, Classic à 32 € TTC par mois et par établissement (28 € en engagement annuel) et Premium à 54 € TTC (49 € en annuel).

Déclarer ses cours n’est donc pas seulement ajouter une ligne au calcul : pour une salle qui sonorise aussi ses locaux, c’est faire passer l’abattement de surface de 15 à 35 %. C’est la seule ligne de ce barème où déclarer davantage allège une autre part du montant.

Questions fréquentes

Sur quoi la SACEM calcule-t-elle la redevance d'une salle de sport ?

Sur trois lignes cumulables, chacune facultative : la sonorisation générale des locaux, qui relève d'un forfait annuel au mètre carré ; les diffusions données pendant les cours, qui relèvent d'un forfait par tranche de douze heures de cours par semaine ; et les diffusions de la salle de débit réservée à la clientèle de l'établissement. Ni la contenance en places assises ni la population de la commune n'entrent dans les deux premières.

Quelle surface le barème retient-il ?

Celle qui figure sur le bail commercial ou sur un autre document officiel attestant de la surface globale du fonds de commerce, un avis de taxe foncière par exemple, déduction faite de la surface de la salle de débit s'il en existe une. Cette surface totale est ensuite réduite de 15 % avant le calcul, et la surface réduite retenue ne peut pas être inférieure à 200 m².

Une salle qui donne des cours paie-t-elle moins au mètre carré ?

Elle bénéficie d'un abattement de surface plus large, et la condition tient en une phrase : les salles qui procèdent à la fois à des diffusions de sonorisation de leurs locaux et à des diffusions musicales pendant les cours voient leur surface totale réduite de 35 % au lieu de 15 %. Les droits liés aux cours, eux, s'ajoutent.

Comment compter les heures de cours hebdomadaires ?

Le texte retient le nombre d'heures hebdomadaires habituel et le plus courant proposé à la clientèle, tel qu'il est affiché et annoncé sur les plannings de l'établissement, en salle ou en ligne. Le forfait se détermine par tranche de douze heures, et une tranche entamée compte entière : l'exemple donné par la SACEM range un établissement proposant dix heures de cours encadrés dans une tranche de douze.

Les cours interactifs se comptent-ils comme les autres ?

Non, et c'est la règle qui surprend le plus. Lorsque l'établissement propose des cours dits interactifs dans des salles dédiées, par bornes ou par écrans, le nombre d'heures à prendre en compte correspond aux heures par jour pendant lesquelles la clientèle y a accès, et non aux heures par semaine. Ce volume s'ajoute, le cas échéant, aux heures de cours données en présence de coachs.

La population de Rennes change-t-elle le montant ?

Pas pour la salle elle-même. Une tranche réapparaît en un seul point : les diffusions données dans la salle de débit, boissons ou restauration, réservée à la clientèle de l'établissement relèvent d'un forfait annuel correspondant à la première tranche du barème des cafés et restaurants, celle des communes jusqu'à 2 000 habitants. Le texte désigne cette tranche directement, sans la conditionner à la commune où la salle se trouve. Une salle de débit qui n'est pas réservée à cette clientèle en sort et relève du tarif qui lui est applicable.

250 lieux en France diffusent déjà en règle

La musique, les messages et l'accompagnement conformité, gérés au même endroit.

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