SACEM hôtel : ce que couvre vraiment la redevance en 2026
Du lobby au spa, en passant par les chambres et l'espace petit-déjeuner, un hôtel diffuse de la musique dans plusieurs zones. La SACEM a un barème dédié à l'hébergement touristique. Voici comment il fonctionne en 2026, et ce qu'il couvre.
Oui, un hôtel paie la SACEM
Un hôtel est un lieu où la musique est partout : le lobby qui accueille, le salon qui détend, l’espace petit-déjeuner, parfois le spa, le bar ou le restaurant, et jusqu’aux chambres via la télévision. Chacune de ces diffusions est une représentation publique d’oeuvres protégées. Deux droits s’appliquent : la SACEM pour les auteurs, la SPRE pour les artistes-interprètes et producteurs.
C’est une obligation légale, et c’est aussi une opportunité : bien pensée, la musique fait partie de l’expérience client d’un hôtel, du premier au dernier instant du séjour.
Un barème dédié à l’hébergement touristique
Les hôtels ne relèvent pas du barème d’un commerce ordinaire. Ils dépendent du barème SACEM propre à l’hébergement touristique. Son principe : un forfait qui couvre l’ensemble des espaces de l’établissement.
| Le forfait hébergement touristique couvre | Détail |
|---|---|
| Les chambres | diffusion, y compris via la télévision |
| Les parties communes | lobby, couloirs, salon |
| Le salon de télévision | espace commun dédié |
| L’espace petit-déjeuner | réservé à la clientèle |
Dix chambres, la frontière qui change tout
Le barème ne calcule pas de la même façon selon la taille de l’établissement, et c’est la première chose à vérifier avant de lire une grille.
Jusqu’à dix chambres, l’hôtel relève d’un forfait annuel unique, quelle que soit la période d’exploitation. Pas de calcul par espaces, pas de dégressivité, pas d’étoiles : un montant, et il ne bouge pas si vous fermez la moitié de l’année.
Au-delà de dix chambres seulement, le montant se construit sur trois variables : les espaces sonorisés, le nombre de chambres avec une dégressivité, et la catégorie de l’établissement par son nombre d’étoiles. C’est aussi à partir de ce seuil que l’ajustement selon la durée d’exploitation devient possible, et le montant obtenu ne peut jamais descendre sous le forfait des établissements jusqu’à dix chambres, qui lui sert de plancher.
Un hôtel saisonnier de huit chambres qui lirait la grille des grands établissements se tromperait donc deux fois : sur la méthode, et sur l’idée qu’une fermeture hivernale allège sa facture.
Le barème officiel est le document Règles générales d’autorisation et de tarification, hébergement touristique et commercial, validité 2026. Le détail qui vous concerne est aussi disponible sur clients.sacem.fr.
Restaurant, bar, spa : des déclarations qui s’ajoutent
Attention à un point souvent négligé : le forfait hébergement ne couvre pas tout. Si votre hôtel abrite un restaurant ou un bar, ceux-ci relèvent en plus du barème café-restaurant, calculé sur leurs places assises. Un espace bien-être ou une salle de séminaire sonorisée peut également faire l’objet d’une ligne distincte. Autrement dit, un hôtel avec restaurant cumule généralement deux barèmes, ce qui est logique puisqu’il s’agit de deux activités différentes.
La remise de 20 % à ne pas oublier
Comme pour tout établissement, le tarif réduit s’obtient en déclarant vos diffusions musicales avant de les commencer, puis en signant le Contrat général de représentation dans les quinze jours calendaires suivant sa présentation. Cela vaut 20 % de moins que le tarif général, reconduit chaque année. Sur un hôtel qui cumule plusieurs zones et plusieurs barèmes, l’économie annuelle est significative.
Dans un hôtel, le délai de quinze jours mérite une vigilance particulière : le contrat arrive souvent au siège ou à la direction, pendant que l’exploitation continue en salle. Désignez la personne qui le traite dès réception. La date d’installation des enceintes, elle, n’a aucun effet sur la remise.
SACEM et SPRE : une seule démarche
La SACEM est mandatée par la SPRE : une déclaration, une facture qui inclut les deux droits. Déclarez votre établissement sur clients.sacem.fr en précisant le nombre de chambres, la catégorie et la présence d’un restaurant, d’un bar ou d’un espace bien-être.
L’erreur à éviter : croire qu’un abonnement suffit
Un abonnement musical vous donne la musique, pas le droit de la diffuser en public.
Un service de musique ne remplace jamais la redevance SACEM. Ce sont deux lignes de budget distinctes.
Et diffuser des comptes Spotify ou Deezer personnels dans les espaces de l’hôtel enfreint les conditions grand public tout en vous laissant sans couverture pour la diffusion publique.
Ce que Horra change pour un hôtel
Horra ne fait pas disparaître la redevance, personne ne le peut. En revanche, l’hôtellerie est précisément là où notre approche multi-zones prend tout son sens.
- Une signature sonore cohérente du lobby au spa, avec une ambiance différente par zone et par moment de la journée.
- Une source licenciée pour l’usage commercial, sur l’ensemble de vos espaces.
- Un accompagnement humain, en français, sur vos démarches SACEM et SPRE, y compris le cumul hébergement plus restaurant.
- Des prix clairs et affichés, en TTC. Classic à 32 € TTC par mois et par établissement (28 € en engagement annuel), Premium à 54 € TTC (49 € en annuel), pensé pour les lieux multi-zones.
La redevance reste à la SACEM, la musique et l’accompagnement viennent de nous. Pour aller plus loin, voyez notre page SACEM et conformité et notre solution pour les hôtels.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Un hôtel doit-il payer la SACEM ?
Oui. Dès qu'un hôtel diffuse de la musique dans ses espaces accueillant du public (lobby, salon, espace petit-déjeuner) ou dans les chambres, il réalise une représentation publique d'oeuvres protégées. La redevance SACEM est due, avec la SPRE.
Comment est calculée la redevance SACEM d'un hôtel en 2026 ?
Les hôtels relèvent du barème dédié à l'hébergement touristique. Le forfait couvre les chambres, les parties communes, le salon de télévision et l'espace petit-déjeuner réservé à la clientèle. La méthode dépend d'abord de la taille : jusqu'à dix chambres, l'hôtel paie un forfait annuel unique quelle que soit sa période d'exploitation ; au-delà de dix chambres seulement, le montant se construit sur les espaces sonorisés, le nombre de chambres avec une dégressivité, et le nombre d'étoiles. La grille exacte figure dans le barème officiel de la SACEM, validité 2026.
Le restaurant ou le bar de l'hôtel sont-ils inclus dans ce forfait ?
Non. Un restaurant ou un bar au sein de l'hôtel relève en plus du barème café-restaurant, calculé sur ses places assises et la population de la commune. Un espace bien-être ou une salle de séminaire avec sonorisation peut également faire l'objet d'une déclaration distincte.
La musique et la télévision dans les chambres sont-elles concernées ?
Oui. Le forfait hébergement touristique intègre la diffusion dans les chambres, y compris via la télévision. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'hôtellerie a son propre barème, distinct de celui d'un simple commerce.
SACEM et SPRE, est-ce deux factures pour un hôtel ?
Non. La SACEM est mandatée par la SPRE pour collecter les deux droits. Vous faites une seule déclaration et recevez une facture qui inclut la part SPRE, aux côtés des droits d'auteur.
250 lieux en France diffusent déjà en règle
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