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SACEM et SPRE · Sanctions

Quelle est l'amende si on ne paie pas la SACEM dans un commerce ?

Ne pas payer la SACEM ne déclenche pas une amende au sens d'une contravention immédiate. En pratique, la SACEM réclame une régularisation rétroactive. Mais juridiquement, diffuser sans autorisation est un délit de contrefaçon, lourdement puni sur le papier. Voici ce qu'on risque vraiment.

La réponse courte

Ne pas payer la SACEM ne se traduit pas par une « amende » comme un excès de vitesse. La SACEM, société privée, ne dresse pas de procès-verbal : elle réclame une régularisation rétroactive. Le vrai risque financier est là. Le volet pénal, lui, existe mais reste rare pour un commerce.

Ce qui se passe vraiment : la régularisation

Quand une diffusion non déclarée est constatée, la SACEM réclame le paiement des redevances dues sur les années concernées, au tarif plein. Vous perdez au passage la remise de 20 % réservée à ceux qui signent à temps. Autrement dit, non seulement vous payez ce que vous auriez dû payer, mais vous le payez plus cher. C’est la voie de loin la plus fréquente, et la plus concrète.

Ce que dit la loi : la contrefaçon

Sur le plan juridique, diffuser des oeuvres protégées sans autorisation est une contrefaçon.

La diffusion non autorisée d’une oeuvre protégée est punie de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende (art. L335-3 du Code de la propriété intellectuelle), et jusqu’à 7 ans et 750 000 € en bande organisée.

Ces peines figurent aux articles L335-2, L335-3 et L335-4 du CPI. Dans les faits, elles visent la contrefaçon à but lucratif et organisée, pas le restaurateur ou le commerçant qui a négligé sa déclaration. Mais le cadre existe, et il explique pourquoi la régularisation proposée par la SACEM est rarement contestée.

Comment un manquement est constaté

Un agent SACEM assermenté peut constater la diffusion depuis l’espace ouvert au public, sans pouvoir de contrainte. Le déroulé d’une visite est détaillé sur notre page comment se passe un contrôle SACEM.

Comment éviter tout ça

La parade est simple et bien moins chère que la régularisation : déclarer sa diffusion et utiliser une source licenciée pour l’usage commercial. Voyez comment déclarer à la SACEM et nos pistes pour réduire la facture.

Horra ne fait pas disparaître la redevance, mais fournit une source licenciée et vous accompagne en français sur vos démarches SACEM et SPRE, pour que la question de l’amende ne se pose jamais. Le cadre complet est sur notre page SACEM et conformité.

Questions fréquentes

Quelle est l'amende si on ne paie pas la SACEM dans un commerce ?

En pratique, il n'y a pas d'amende administrative immédiate : la SACEM, société privée, réclame une régularisation rétroactive des redevances dues, au tarif plein et sans la remise de 20 %. En droit, la diffusion non autorisée est un délit de contrefaçon, puni jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 € d'amende, mais ces poursuites pénales restent rares pour un commerce.

La SACEM peut-elle m'infliger une amende directement ?

Non. La SACEM est une société privée de gestion des droits, pas une administration : elle ne dresse pas de procès-verbal ni d'amende exécutoire. Elle constate la diffusion, réclame le paiement des redevances dues, et peut, en cas de refus, saisir la justice civile.

Combien la SACEM peut-elle réclamer rétroactivement ?

Le paiement des redevances sur les années de diffusion non déclarées, au tarif général plein, c'est-à-dire sans la remise de 20 % réservée à ceux qui déclarent à temps. Plus la diffusion non déclarée a duré, plus la régularisation est lourde.

Risque-t-on vraiment la prison pour de la musique en boutique ?

Juridiquement, la diffusion d'oeuvres protégées sans autorisation est une contrefaçon (art. L335-3 du Code de la propriété intellectuelle), qui prévoit jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 € d'amende. En pratique, ce volet pénal vise surtout la contrefaçon organisée, pas le commerçant qui a oublié de déclarer : la SACEM privilégie la régularisation civile.

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